Ici je vous présente ma vision de l’ostéopathie.


Historiquement :

L’ostéopathie est apparue aux USA durant la 2ème moitié du XIVème siècle.
C’est Andrew Taylor STILL (1828 – 1917) qui en est le père, le fondateur.

Ayant assisté au décès de sa famille et voyant l’impuissance de la médecine de l’époque, il entreprit des recherches en anatomie et en physiologie afin de pouvoir soigner.

 

Ses recherches ont abouti à « l’ostéopathie » le 22 juin 1874. Ce jour là il proclame : « Je lance au vent la bannière de l’ostéopathie. »

Cependant, A.T. STILL disait : « donnez-moi l’âge de Dieu et je vous dirai l’âge de l’ostéopathie ».

 

Vous pouvez découvrir son histoire en détail au travers de son autobiographie : Andrew Taylor STILL - le fondateur de l’ostéopathie.



 

L’ostéopathie et ses principes.

L’ostéopathie est un art thérapeutique manuel. Soigner par les mains existe depuis des millénaires. Cependant ça ne fait pas de chaque thérapeute manuel un ostéopathe.

En effet l’ostéopathie se démarque des autres thérapeutiques manuelles par une philosophie et des principes qui lui sont associés. Son fondateur disait justement sur son lit de mort, en parlant de l’ostéopathie, : « Keep it pur, keep it pur boys » à traduire par : « gardez la pure, gardez la pure les garçons ».
Voici les trois principes essentiels à respecter pour prétendre pratiquer l’ostéopathie :
« Corriger, travailler la cause primaire. Remonter à la source du problème. »
« Le corps est un et indivisible »

 « Le corps a la capacité d’auto-guérison »

 

 

Premier principe :

« Corriger, travailler la cause primaire. Remonter à la source du problème. »

 

Un spasme, une contracture, une émotion... en bref toute altération de l’organisme, pourra avoir une répercussion autre sur l’organisme. La répercussion pouvant se faire à différent niveau de l’organisme.


Des maux de tête peuvent être la conséquence de tensions cervicales, d’intestin poreux...
Des tensions cervicales peuvent être la conséquence de stress, des douleurs d’épaules...
Des douleurs d’épaules peuvent être la cause d’un foie engorgé, de tensions dans le bassin...
...

 

Exemple n°1 :
Madame X subit un accident de voiture.
Lors de cet accident, elle fut choquée, traumatisée, tout ses sens se sont mis en éveil.
Cinq mois après son organisme est toujours en état d’alerte, quand bien même la patiente dit ne plus être affectée par l’accident.
Au final ce stress et cet état d’alerte engendrent des douleurs d’épaules chez cette patiente.

Relâcher les muscles aura un effet bénéfique c’est probable, mais cela reste insuffisant. Le bénéfice sera de courte durée et au bout du compte la douleur reviendra, au même endroit ou non, sous une autre forme ou non.


Ce qui fut bénéfique, pour madame X, est une combinaison entre les réflexes archaïques et la méthode Niromathe®.
 

 

Exemple n°2:

 Le triangle des scalènes est un espace au niveau du cou dans lequel passent les nerfs innervant le membre supérieur.

Des paresthésies («des fourmis ») dans la main peuvent apparaître si le triangle des scalènes est réduit.

La solution sera donc d’agir sur cet espace et non de s’acharner sur la main.



Peut-être vous demandez-vous ce qui a amené le triangle des scalènes à être réduit ?
Une cause possible est une (ou des) contracture(s) au niveau des muscles du cou.

Qu’est-ce qui engendre à son tour une contracture au niveau des muscles du cou ? Une mauvaise position au travail, des réflexes archaïques non intégrés, un état psychlogique...
D’où viennent ces états ?
C’est une chaîne sans fin, toute cause est une conséquence d’une cause précédente.
Jusqu’où doit remonter l’ostéopathe, quelle est véritablement la cause primaire ?
Ce sont là deux réflexions sur lesquelles vous pouvez méditer. 
 


Toute perturbation dans les corps peuvent entraîner d’autres perturbations dans d’autres systèmes.

 

Cela nous amène, tout naturellement, à dévoiler le principe suivant :

 

 

« Le corps est un et indivisible »

 

Le corps est un tout, tous ses systèmes agissent de concert pour régir l’activité globale de notre corps.

 

Démonstration :

Lors de l’inspiration l’air va aux poumons puis il est distribué à l’ensemble du corps via la circulation sanguine dont le cœur est le moteur.

Nous venons d’établir un lien entre les systèmes pulmonaire, cardiaque et hématologique.

Finalement si le sang est distribué dans tout le corps, toutes les sphères sont impliquées (rénale, cérébrale, musculo-squelettique…).

 

Exemple n°1 :

Une mauvaise alimentation pourra, et favorisera, l’apparition de troubles dont la répercussion pourra se faire au niveau dermato, rhumato...
 

Exemple n°2 :
Pendant la pratique de sport, de la musculation par exemple, le sang doit arriver en plus grande quantité.
Le muscle envoie des influx nerveux au cerveau qui va gérer l’information en activant le système nerveux ortosympahtique. La tension et le rythme cardiaque augmentent, les alvéoles pulmonaires se dilatent, le rein sécrète des hormones en conséquence...
On vient de montrer ici un lien entre plusieurs systèmes de l’organisme.
Pour une performance optimale tous les systèmes doivent être en « bonne santé ».
Si Mr T fume, ses poumons seront encrassés, son apport en oxygène sera moindre.
Si Mr T a des soucis cardio-vasculaires il ne doit pas « pousser » trop lourd ou trop fort.
...


Tout élément dans le corps a son rôle à jouer pour que celui-ci vive le mieux possible.
Tout élément fonctionne avec l’aide et le soutien d’autres éléments, on vient de le démontrer et nous pourrions multiplier les exemples.
 

 

 

Le 3ème principe à évoquer est :

« le corps a la capacité d’auto-guérison »

 

Cet énoncé parle de lui même...

Parfois le mal sera trop important et le corps aura besoin d’aide.

 

Pensez aux fractures, aux infarctus, au bûcheron qui a confondu son pied et le bois...

 

Prenons comme exemple la courte histoire qui suit :

 

Miss LaGaffette, en prenant une feuille de papier, se coupe légèrement. Juste une petite entaille mais qui « pique » beaucoup (cela doit rappeler des souvenirs à certains…). L’entaille a touché un fin capillaire sanguin alors un soupçon de sang apparaît. Quelques minutes plus tard, le doigt a fini de saigner.

 

Pour que le capillaire arrête de saigner, tout un processus s’est mis en place. À savoir la détection de la plaie, la mise en place d’une cascade de réactions physiologiques... le corps a tout fait lui-même sans que l’on en ait conscience. Alors OUI je l’affirme : le corps a la capacité d’auto-guérison.


 

La sœur jumelle de l’auto-guérison est L’ADAPTATION.

C’est la capacité limitée du corps à prendre correctement en charge tout événement, stress, information qui lui arrive.
Le corps s’adapte en compensant.
La norme c’est la santé, et lorsqu’un stress survient ce n’est plus la norme.
En s’adaptant le corps peut de lui même retrouver la norme
Si le corps ne peut pas retourner à sa norme alors il compensera.
Si le corps ne peut pas s’adapter et donc ne pas compenser on parle alors de «  perte de compensation ou perte d’adaptation ».

Par exemple le corps s’adaptera à une douleur de hanche en compensant par une marche modifiée, par un bassin qui s’antériorise... Au final la douleur disparaîtra.


L’un des buts de l’ostéopathie est de redonner au corps la capacité d’adaptation qui lui est dû.

 

Quelques exemples :

1 - Mme O est escrimeuse depuis l’enfance, et c’est 8h minimum d’entraînement par semaine. Aujourd’hui Mme O a 38ans et son corps s’est adapté à sa passion, il s’est « moulé » selon sa position de garde tel les mousquetaires, le pied arrière en rotation externe. Elle vit bien et est en pleine santé.

Mme O vient me voir pour une douleur de hanche/bassin. En cause une contracture musculaire allant dans le sens opposé à son adaptation ⇒ c’est la perte d’adaptation.

 

2 – Mr L a eu une cervicalgie qui avait duré 3 jours puis c’est passé, il n’a plus mal.
Il pense que tout est rentré dans l’ordre (parfois c’est le cas). Une contracture indolore reste latente, alors, quand monsieur L tourne la tête à plus de 35° c’est tout le dos qui prend le relais, le dos compense et au final le corps s’est adapté.
Au sport Mr L reçoit un mauvais coup dans le dos, il compense en se tenant bien droit.
Il n’a pas mal même si ça commence à tirer dans le dos le matin au réveil, « c’est l’âge, c’est le matelas... » pense-t-il.
Mr L est pâtissier et mesure 1m97, alors il est penché, voûté, en flexion dorsale sur sa table de travail. Sachant qu’il compense un traumatisme en extension, le travail devient pénible puisqu’il travaille en flexion. Avec les fêtes qui approchent, et la masse de travail qui augmente le corps est de plus en plus sous stress, le corps s’épuise, et patatras !. Mr L vient me voir car il s’est bloqué le dos avec un geste anodin.
Ce simple de geste a agit comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase rempli de compensations et d’adaptations.


L’alimentation, le boulot, le sport, les divers stress quotidiens, les traumatismes, la fatigue... tout ça demande au corps la capacité de s’adapter. Le corps s’adapte en compensant par une ou plusieurs manières ‘s’ il peut.

 

Plus vous avez de compensation plus votre capacité d’autoguérison est mise à mal. On est très proche de la notion de terrain.

 

Que préférez-vous ?

- Être totalement bloqué au point où chaque mouvement déclenche une douleur ?

- Ou ressentir seulement une gêne qui sera de l’histoire ancienne une fois la consultation terminée ?

 

D’où l’importance des visites de routine et même pour les petits bobos.


 

 

La notion de TERRAIN est majeure dans l’ostéopathie.

 

Le terrain c’est l’état de santé, de vitalité dans lequel se trouve le corps.

Plus le terrain est bon, plus votre capacité d’auto-guérison et d’adaptation sera bonne.

Cette notion malheureusement sous estimée est très importante


Deux situations stressantes identiques n’auront pas le même effet selon le terrain. Un virus, un faux mouvement... peuvent clouer au lit certaines personnes alors que d’autres ne sentiront rien. Ce qui va différer entre ces deux types de personnes est la capacité du corps à prendre en charge ce stress. La prise en charge sera facile avec un terrain au top.

Ce qui impacte le terrain :
- la génétique,

- l’épigénétique,

- l’alimentation,

- l’hygiène de vie,
- la sédentarité,

- le psychisme,

- le nombre d’adaptations,

- la santé de manière générale,

- ...
 

Si vous êtes :

- grippé tous les hivers,

- souvent soumis aux gastros,

- « lourd », « bidonné » après vos repas,

- souvent « patraque »,

- en surpoids,

- fumeur,

- alcoolique,

- malade,

- souvent en stress,

- pas dans votre assiette,

- ...

⇒ alors votre terrain est à améliorer.


D’où l’importance des visites de routine, une fois par saison.

Pour l’anecdote : fût un temps en Chine où on allait voir le médecin pour qu’il nous garde en bonne santé. Un patient malade était une mauvaise pub pour lui...
 

 

 

Conclusion :

Pour prétendre faire de l’ostéopathie, la technique employée doit correspondre aux trois principes évoqués plus haut. Donc la technique devra agir sur la cause primaire, prendre en considération tout le corps et lui laisser la capacité d’auto guérison.

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Charles BERNARD
Ostéopathe D.O.
Méthode Niromathe®
11 rue Rogg Haas 68510 Sierentz