La fasciathérapie est, comme son nom l'indique, la thérapie via le fascia.
Il est alors judicieux de connaître le fascia, de savoir à quoi cela correspond.
Pour ça je vous ai rédigé un article ci dessous.

Ensuite je vous présenterai la fasciathérapie telle qu'elle est pratiqué au cabinet.

Présentation du fascia.

« Il faut rechercher la cause de la maladie dans le fascia qui est la zone où commence l’action des remèdes. »
Andrew Taylor STILL, fondateur de l’ostéopathie.


Le fascia a connu de nombreuses descriptions et significations différentes au cours des âges. Ce qui fût, et ce qui est encore, source de confusion.
Aujourd’hui le monde scientifique se réunit pour trouver une dénomination commune.

 

Définition du fascia selon la Fondation pour la recherche en ostéopathie et l'approbation clinique :

« Le fascia est un tissu contenant des fonctions capables de répondre à des stimuli mécaniques. Le continuum fascial est le résultat de l’évolution de la synergie parfaite entre différents tissus, liquides et solides, capables de supporter, diviser, pénétrer, nourrir et relier tous les districts du corps: épiderme, derme, graisse, sang, lymphe, vaisseaux sanguins et lymphatiques, tissus recouvrant les filaments nerveux (endoneurium, périneurium , epineurium), des fibres musculaires striées volontaires et le tissu qui le recouvre et le pénètre (epimysium, perimysium, endomysium), ligaments, tendons, aponévrose, cartilage, os, méninges, musculature striée involontaire et muscle lisse involontaire (tous les viscères dérivés du mésoderme), langue. »


Définition du fascia selon le Comité fédératif de terminologie anatomique (FCAT), créé en 1989 par l'assemblée générale de la Fédération internationale des associations d'anatomistes (IFAA) :
« Le tissu fascial a une distribution omniprésente dans le système corporel; il est capable d'envelopper, d'interpénétrer, de soutenir et de former le flux sanguin, le tissu osseux, le tissu méningé, les organes et les muscles squelettiques. L'aponévrose crée différentes couches interdépendantes de plusieurs profondeurs, de la peau au périoste, formant une structure mécano-métabolique tridimensionnelle. »

 


Ce qui m’intéresse de partager, avec vous qui lisez ces lignes, c’est la notion de continuité tissulaire.


Sous la peau naissent des fibres qui vont aller s’unir soit avec une voisine soit avec un élément anatomique sous-jacent (os, organe, muscle, vaisseau sanguin, nerf...)
Les fibres s’unissent, fusionnent et se scindent entre elles au gré de nos mouvements, appelons ça la micro scission-soudure. Elles s’adaptent...

 

Chaque fibre étant reliée à sa voisine, et chaque élément anatomique étant relié à ces fibres, alors tout est continuité.

 


( Imaginez sous la peau une giga toile d’araignée en 3D dans laquelle circulent les artères, nerfs, muscles, os... )

 

Le système fascial est un fluide colloïdal et thixotrope, c’est à dire qu’il peut avoir une viscosité dite « gel » ou « sol ». Pour simplifier comprenez qu’il peut être plus ou moins liquide.

Il est préférable d’avoir ce système fascial en mode « sol », comprenez « liquide ».

Le fascia contient les vaisseaux sanguins, les nerfs, des hormones, des vitamines, des cellules de l’immunité...
Ces éléments traversent et coulissent au sein du système fascial. Ce sera plus facile lorsque ce système sera en phase « SOL » (« liquide »)

Il est plus facile d’avancer dans de l’eau que dans la boue. !!

 


Par exemple :

Dans un environnement fascial en mode « gel » les fibres coulisseront moins facilement ou pas du tout ce qui impactera le mouvement. Si un nerf passe par là alors il ne pourra pas correctement coulisser au sein du fascia et une névralgie peut apparaître. C’est le cas de nombreuses sciatiques.

 

La fasciathérapie pratiqué au cabinet.

Il va s'agir de redonner à la matrice fascial la viscosité, la souplesse... qui lui est dû.
Pour ce faire je pose, avec une pression adapté, les mains sur la zone de travail. La pression doit être légère afin d'être au contact du fascia sans lui faire subir de contraintes supplémentaire.
La main étant au contact, à l'écoute du fascia et le fascia étant en perpétuel mouvement, alors la main sera animé d'un léger mouvement.
L'amplitude, la vitesse, la fréquence, le rythme… du mouvement signent la qualité de la matrice fascial. L'ostéopathe servira de "fullcrum" ( point d'appuis ), pour permettre au fascia de retrouver les "bons" paramètres de son mouvement. 

D'autres approches agissent également sur le fascia, d'ailleurs toutes actions sur le corps humain à un impact sur le fascia. Ce qui change entre ces actions est l'attention et l'intention du thérapeute, en effet a t-il la volonté d'agir directement sur le fascia ou non, en a t-il conscience ?

La méthode Niromathe® et le crânien, trouvent leur place dans le monde de la fasciathéraphie.
C'est deux méthodes sont pratiquées au cabinet.

En résumé et pour un œil extérieur, l'ostéopathe pose ses mains sur le corps et fait des petits mouvements. Le patient peut ressentir du chaud, du froid, un relâchement,  des sensations propres à chacun, pour les citer : "ça tire", "il se passe quelque chose"...  En tant que patient vous vous sentirez bien, au cabinet il n'y a pas de douleurs.

 
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Charles BERNARD
Ostéopathe D.O.
Méthode Niromathe®
11 rue Rogg Haas 68510 Sierentz